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Oscar Wilde et Samuel Beckett, écrivains irlandais, à Paris

Samuel Beckett nous a quittés un 22 décembre, voilà 25 ans, en 1989 à Paris. L’année 2014 célèbre aussi les « 160 ans » de l’écrivain Oscar Wilde. Ces deux écrivains irlandais nés à Dublin ou tout près, reposent en paix à Paris à Montparnasse et au Père Lachaise. 

A l’occasion des 25 ans qui nous séparent du décès de Samuel Beckett et du 160 ème anniversaire de la naissance d’Oscar Wilde, j’ai choisi de présenter ces deux écrivains ainsi que les anecdotes qui entourent leur actuelle « demeure ».  Pourquoi ces Irlandais de naissance reposent-ils en France ? Pourquoi des vitres encadrent la tombe d’Oscar Wilde ? Réponses dans l’article !

oscar wildeOscar Wilde (Dublin, 1854 –  Paris, 1900)

Oscar Wilde est un écrivain et dandy né à Dublin il y a 160 ans. Irlandais de naissance, sa carrière se fera en grande partie à Londres en pleine époque victorienne. Il fait des études littéraires à Trinity College à Dublin puis à l’université d’Oxford. Notre auteur se fera connaître dans la capitale britannique par la poésie mais aussi avec des nouvelles et des pièces de théâtre.

On retient des épisodes malheureux de sa vie. Il restera deux ans en prison suite à des procès pour homosexualité. Ruiné, il s’exilera par la suite en France. Sa femme qu’il épouse en 1884, partira en Suisse avec ses deux enfants et prendra  ‘Holland’ comme nom de famille.

 Parmi ses œuvres :

  • Le Fantôme de Canterville (1887) : nouvelle mettant en scène un fantôme et un ministre américain.
  • Le Portrait de Dorian Gray (1890) :  roman fantastique centré sur l’esthétisme.
  • L’Importance d’être Constant (1895) : comédie théâtrale autour du personnage nommé « Constant ».
  • La Ballade de la geôle de Reading  (1897) : long poème illustrant ses conditions de détention.

Père LaChaise (Paris, 20ème) : halte aux bisous sur la n°83 !

Tombe d'Oscar Wilde, Paris, © Escapades Celtiques

Tombe d’Oscar Wilde, Paris, © Escapades Celtiques

La tombe d’Oscar Wilde est connue pour avoir suscité émotions et polémiques. Le monument, classé historique en 1997, représente le vol d’un sphinx ange-démon.

La sculpture, réalisée par l’artiste Jacob Epstei en 1912, laisse apercevoir, deux ans plus tard, les parties génitales de l’ange… Ces dernières seront fracassées par deux britanniques en 1960.

La tombe commence à être recouverte de baisers rouges de ses admirateurs dans les années 90. Progressivement les baisers abîment le monument qui sera restauré en 2011 et entouré de vitres protectrices.

Tombe d'Ocar Wilde, bisous

Tombe d’Ocar Wilde © Escapades Celtiques

Comme on peut le constater sur la photo, les vitres entourent bien l’ange. Malgré tout, on peut apercevoir les séquelles des anciens baisers mais aussi des nouveaux bien rouges au dessus de la vitre. A mon avis, deux mètres de hauteur, ce n’est pas assez haut.

Il est pourtant précisé sur l’encadré « merci de respecter la mémoire d’Oscar Wilde et veuillez ne pas dégrader son tombeau. Il est protégé au titre des monuments historiques et a été restauré en 2011.... ».

Si vous souhaitez lui rendre hommage, sachez qu’il repose sous la tombe n°83. Soyez sympas et venez démaquillés 😉 .

Samuel Beckett (Foxrock, près de Dublin, 1906 – Paris, 22 /12/1989)

samuel-beckett-Samuel Beckett est un poète, écrivain, dramaturge et fils de protestants irlandais. Il obtient le prix Nobel de littérature en 1969. Particularité de l’auteur : il a écrit en anglais mais aussi en français, langue qui tient une place importante dans sa vie. Il entreprend des études de littératures anglaises et françaises à l’université Trinity College entre 1923 et 1927. En 1926, il est lecteur d’anglais à Paris, puis assistant de français à Dublin en 1930.

Samuel Beckett passe la seconde guerre mondiale en France où après il s’y installera définitivement. Ses débuts sont difficiles. Il finit par publier son premier roman en 1947 avant de se lancer dans l’écriture de pièces de théâtre dont la célèbre « En attendant Godot ».

Parmi ses oeuvres :

  • Murphy (1947) : premier roman, le personnage principal est infirmier dans un asile psychiatrique.
  • En attendant Godot (1952) : pièce de théâtre autour de deux vagabonds.
  • Premier amour (1970) : nouvelle traitant de la  rencontre entre une prostituée et un homme déclassé.

Montparnasse (Paris 14ème) : la tombe (n°66) du chapeau melon ?

Tombe de Samuel Beckett , Paris © Escapades Celtiques

Tombe de Samuel Beckett© Escapades Celtiques

Lorsque je suis dernièrement allée sur Paris, je me suis aussi rendue au cimetière du Montparnasse et j’ai un peu tourné en rond. En cherchant la tombe de Samuel Beckett, un homme qui se promenait m’a offert son aide et quelques anecdotes. Ce monsieur d’une cinquantaine d’années avait bien l’air de connaître les lieux car il disait habiter le quartier.

En me montrant le chemin vers la sépulture, il m’explique que des admirateurs viennent parfois déposer un chapeau melon en hommage à l’écrivain. Le dramaturge avait écrit une pièce de théâtre « En attendant Godot » publiée en 1952 dont les personnages portent des chapeaux melons. Comme on peut le voir, Mr. Beckett repose avec son épouse, Suzanne Beckett, pianiste, décédée quelques mois plus tôt.

Avant de repartir, mon « guide improvisé » me conseille d’aller voir la tombe la plus « visitée », celle de Serge Gainsbourg qui est recouverte de tickets de métro en référence à la chanson « le poinçonneur des lilas » (1958). Il ajoute aussi que certains touristes « pensent qu’il s’agit d’une mode ou d’une coutume française de laisser des tickets ». De ce fait, il m’a dit avoir vu des touristes en déposer sur d’autres tombes dont celle de Beckett située non loin de Gainsbourg. Ce jour-là, la tombe de l’écrivain n’avait ni chapeau ni ticket ou autres objets inesthétiques…une paix bien méritée.

Sources : Courrier international  / BBC / Larousse

4 plusieurs commentaires

  1. J’ai lu « Le portrait de Dorian Gray quand j’étais ado. Je suis tombée in love. C’et nul hein, mais ce livre m’a bouleversée. Je l’avais acheté au Furet du Nord à Lille et je l’ai toujours gardé. Evidemment en venant à Paris je suis allée visiter le Père Lachaise et vu sa tombe, mais attention quand je dis que je suis « tombée in love » pas au point d’aller bisouiller son tombeau on est d’accord. Ce cimetière nous offre une vraie belle promenade. La dernière fois que j’y suis allée c’était pour montrer la tombe d’Edith Piaf à mes enfants on revenait de la visite de son appartement non loin …Sympa aussi la tombe de Gainsbourg, il y avait des choux non ?

  2. Merci de partager ton expérience 😉 Du moment que tu ne mets pas de rouge à lèvres 😉 J’ai vu des choux oui, des lettres et un (faux ?) billet brûlé. En visitant les deux cimetières j’ai constaté à quel point c’est peu pratique de retrouver une tombe précise même avec un plan parce que les sépultures sont discrètes. Certains cimetières sont équipés de QR codes, cela a un coté pédagogique mais pas indispensable. Une appli existe pour se repérer au père Lachaise mais pour Iphone seulement http://goo.gl/GUV8zl .

    • Oui, oui c’est bien vrai ce que tu dis. Pour Edith Piaf nous avions eu du mal à trouver et pourtant nous étions passés deux fois devant sans la voir….merci pour l’appli. Et non je ne mets pas de rouge à lèvre moi, je suis respectueuse des monuments. Bon j’avoue j’aime bien toucher même juste un peu, c’est plus fort que moi. Ce n’est pas bien je sais…

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